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Rando dans les Carpates roumaines |
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Paradis européen du Randonneur |
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Août-Septembre 2008 |
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Le 15 août 2008, Peter (SH), Olivia (TG) et Pat (Allemagne) ont transporté leurs chevaux en Hongrie pour ensuite les convoyer en Roumanie, en compagnie de leur guide hongrois Szolt SZABO. Leur but : Dej et le départ de leur aventure de quatre semaines. Les quatre cavaliers veulent découvrir les Carpates à cheval et rencontrer les gens et leur pays. Après huit heures de route ils ont atteint Dej et ont été reçus avec un véritable festin.
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Le matin suivant : départ. Les trois Arabes Pachlawan (hongre de 6 ans), Flash (hongre de 18 ans), Shavina (jument de 14 ans) et la jument Haflinger Anja (10 ans) sont sellés et bridés et en avant sur des prairies et de petites collines, pendant des heures en direction du Sud. La route est basée sur une carte au 300 000ème et à la boussole, les quatre cavaliers avancent bien à travers des champs pas coupés et des forêts pas entretenues depuis plusieurs années. En soirée ils trouvent refuge dans un domaine agricole et les chevaux sont mis dans un parc et dorment à l’extérieur. |
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La température est relativement élevée les cavaliers s’en accommodent bien et les chevaux n’ont pas de problème. Suivre l’aiguille de la boussole dans de grandes plaines, une unique bergerie atteste la présence de la civilisation, jusqu’à Sibiu (Hermannstadt). Le bivouac se fera où les chevaux peuvent se nourrir, à la belle étoile. Dans les magasins il ne sera acheté que le nécessaire, le petit-déjeuner sera, en général, offert par les gens rencontrés lors des bivouacs.
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Ici les gens ont l’habitude des chevaux, les transports se font avec des chars bâchés. La terre est retournée avec la charrue à un cheval ou un bœuf. Le paysan aisé possède une faucheuse attelée. Les chemins sont marqués par les roues des chars dans l’herbe ou de temps à autre un chemin en groise conduit un peu plus loin. Les gens sont très accueillants mais ils ne comprennent pas le but de cette randonnée. L’un d’eux a proposé d’acheter les chevaux et de conduire les cavaliers au train pour être plus rapidement au but du voyage. |
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Après une semaine, les cavaliers arrivent au point le plus haut au Sud de la Roumanie. Ils traversent ainsi le Fagarash. Dans les champs paissent des buffles d’eau, et s’est après 14 jours, en suivant le nord du Fagarsh, qu’ils atteignent Sinca Nuoa et la moitié du parcours de ce trekking. |
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Là, les quatre doivent se séparer. Shivana souffre d’une blessure et tous les matins la jambe est enflée. Szolt et Olivia prennent le chemin le plus court pour retourner à Dej. Peter et Pat continuent leur chemin selon le plan établi et atteignent l’Est des Carpates. Comme ils ne parlent ni le Roumain ni le Hongrois, ils doivent se débrouiller en Anglais et en Allemand. Ils sont très étonnés de l’obligeance des gens pour fournir un abri. Une discussion s’est engagée avec un automobiliste, il est chasseur. Il leur sert de la saucisse d’ours et ils peuvent visiter une ferme d’élevage de faisans. Le maire d’un village les a autorisés de faire paître les chevaux sur la pelouse de la place de football, pendant que les cavaliers sont servis à table (menu préparé spécialement pour eux) et qu’ils ont la possibilité de faire leur lessive. Ensuite ils ont été invités à faire une visite aux sources thermales de la ville voisine.
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La route continue au travers de la forêt de chênes en direction du Nord, dans la plaine, en suivant les traces des chars. Peter explique : « vous demandez votre route, on vous indique une direction. Vous suivez les traces aussi longtemps que c’est la bonne direction. Ensuite, vous traversez les champs jusqu’au moment où un chemin part dans la bonne direction et ainsi de suite ». Les seuls repères sont les rivières. Le nom de la rivière correspond à la ville qu’elle traverse. Donc, on cherche la rivière et on la suit.
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Les chevaux se portent très bien, ils sont solides et obéissants. Le ferrage est aventureux, le maréchal forme les fers dans son atelier et les pose ensuite à froid. Une autre méthode consiste à mettre en place des fers trouvés et le sabot sera formé au mieux. |
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Chaque ferme a son jardin, qui fournit quelques lignes de maïs, des pommes de terre, du paprika, des tomates et des concombres ; l’auto-approvisionnement est de mise. L’eau provient de la fontaine et les toilettes sont dans la cabane au fond du jardin. La lessive se fait au ruisseau. Au village, on trouve un ou deux « Alimentari », avec de la bière, du pain et, le mercredi, de la viande. Comme il n’y a pas de réfrigérateur, la viande est en rupture de stock dès le jeudi. Si vous avez de la chance, vous obtiendrez de la saucisse et du fromage, éventuellement de la limonade ou de l’eau, des fruits ou des légumes. |
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Les règlements ne sont pas pris trop à la lettre. Vaches et chevaux paissent le long de l’autoroute qui a été construite grâce à l’Europe. Les véhicules attelés roulent sur les routes principales et aussi sur l’autoroute. Personne ne s’en inquiète vraiment. |
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Ici, les gens se lèvent à l’aube et reviennent du travail, chez eux, vers 20h00. Tout est fait en communauté. Mais si des invités arrivent, l’homme s’assied avec les invités et la femme s’occupe de la cuisine. |
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Le Nord des Carpates est en vue. Il s’agit du centre de l’industrie du bois en Roumanie. Les chevaux sont des traits lourds et chaque ferme a sa petite scierie. Les routes sont gravillonnées pour permettre le passage des camions ; il fait chaud et c’est poussiéreux. |
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Lors d’une pause, un paysan est venu s’inquiéter du pourquoi et du comment. Nos cavaliers lui ont expliqué aussi bien qu’ils le pouvaient. Après 10 minutes il revient armé d’une bouteille d’eau de deux gâteaux = Hospitalité roumaine. |
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En Roumanie, il y a des régions où on ne parle que le hongrois. Les enfants apprennent l’anglais, mais pas le roumain. Le Nord de la Roumanie est connu pour ses cloîtres et ses attractions touristiques. |
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Les chevaux, l’Arabe de 18 ans de Peter et le Dillboss de 6 ans de Pat, trottent des heures durant sur les herbages et les pistes sans signes de fatigue. Les 1100km du voyage dans les Carpates de Roumanie sont terminés. Quatre semaines sous le soleil. |
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Les deux groupes se sont retrouvés en Hongrie chez Szolt. Depuis les chevaux ont été rapatriés en Suisse. |
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www.alpentrekking.ch
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(traduit de l'allemand par : doublevédoublevédoublevépointpromenadealpestrepointcéhache) |